Le bac de la honte
Le bac de la honte
Les épreuves orales du baccalauréat qui ont commencé le 08 août 2006 à Brazzaville sont un vrai baromètre pour mesurer l'état de la corruption au Congo Brazzaville. Les enseignants chargés d'évaluer les élèves leur demandent sans honte, sans aucune gêne, au vu et au su de tous de l'argent : des montants allant de 5 000 à 10 000 FCFA (de 7,6 euros à 15,24 euros ou de 9 à 19 dollars environ) par matière.
Tout a été arrangé de sorte que pour Brazzaville tous les examens soient regroupés dans un même centre, le lycée Chaminade. De cette façon les enseignants responsables de l'évaluation, tels des ours attendant les saumons lors de la montaison, encerclent mieux leur proie et maximisent leurs gains. Payer séance tenante les examinateurs pour avoir droit à chaque composition s'accompagne bien entendu d'une grande parade à la fraude se déroulant sous le regard impuissant (indifférent ?) ou tout au moins au su, peut-on penser, des dirigeants et notamment du ministre de tutelle, Mme Kama et de son représentant, le président du jury. Chose curieuse, même la presse locale commence à s'habituer à ces pratiques. Pourtant lors des épreuves écrites elle avait interrogé quelques candidats. Sous le couvert de l'anonymat certains d'entre eux rapportaient que quand ils étaient incapables de traiter les sujets proposés les examinateurs, impatients, les pressaient : « vous parlez trop, faites quelque chose ! » leur disaient-ils en frottant le pouce et l'index. A l'écrit les plus malins des candidats s'organisaient dans les salles, contre espèces sonnantes et trébuchantes, avec ceux qui étaient chargés de les surveiller. Ainsi, non seulement le surveillant fermait les yeux sur la fraude mais il faisait le guet pour que les candidats puissent librement consulter leurs cahiers. Quand un « mobébissi » (un gêneur) ou une menace apparaissait à l'horizon le complice toussait selon un code réglé à l'avance. La menace écartée, un double toussotement signalait qu'on était à nouveau autorisé à tricher. Ainsi vit-on aujourd'hui au pays de la " Nouvelle Espérance ". C'est la corruption généralisée jusque dans les interstices de la vie sociale, l'impunité totale à tous les niveaux, l'effondrement de toutes les valeurs. Et cela est d'autant plus gênant à rapporter qu'il s'agit quand même de notre patrie. Mais on ne peut se taire, se résigner et donc se faire complice, tellement toutes les limites sont dépassées, tellement le pays que nous aimons va à vau-l'eau. Ce sont « les réalités du pays », entend-on. Que nous reste-t-il au Congo ? Feuille égarée du congo.
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Une loi entre en vigueur par défaut
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Camp mondial «Kiro et Xaverie»
Le camp mondial de Kiro et de Xaverie se tiendra prochainement à Lubumbashi chef-lieu de la province du Katanga, pour une durée de vingt jours. Mme Tine Carvillie, secrétaire général de la Fédération internationale de mouvement catholique des associations paroissiales (FIMCA), l'a annoncé le week-end dernier au gouverneur de province Urbain Kisula Ngoy. Elle a précisé que ce camp mondial regroupera soixante participants de l'Afrique, de l'Europe et de l'Asie. Au cours de leur activité, les participants vont organiser les pleines de jeux avec les enfants de la rue et d'autres couches des enfants scolarisés. L'autorité provinciale a exprimé sa joie de voir la province du Katanga abrité le camp mondial des Kiros avant de promettre son soutien à l'organisation de ce camp pour l'encadrement des jeunes.
D.T. ET DE J. MPOYI Le Potentiel
Les Kora ou le triomphe des Zaïrois
La cinquième édition des Kora, les trophées de la musique africaine, a eu lieu le samedi dernier dans le cadre enchanteur de Sun City en Afrique du Sud. Une soirée dont on retiendra son engagement pour la cause du sida. Retransmise en direct sur la chaîne MCM Africa, la cérémonie des Kora, trophées de la musique africaine, aura fait pour sa cinquième édition la part belle aux artistes congolais. Le prix du meilleur artiste africain ira à l’artiste congolais de la République Démocratique du Congo (RDC), Kaysha. Sa musique aux accents de rap aura conquis le public dont le vote décerne ce trophée. Le prix du meilleur groupe musical sera attribué à l’ensemble congolais Extra Musica pour "Amnistie". Le jury, composé de grands noms de la musique africaine tels que l’artiste malien Boncana Maïga décernera un prix d’honneur à Koffi Annan. Ce dernier succède ainsi à Miriam Makeba et à Nelson Mandela.Commentant le palmarès, Ernest Adjovi, fondateur de la manifestation, souligne que la cérémonie a "récompensé les jeunes talents", faisant ici référence à Kaysha. Il exprimera par ailleurs son regret quant à l’absence des Américains, faisant valoir que cette cérémonie s’adresse à l’Afrique et à sa diaspora. Une diaspora représentée en partie par l’île Maurice, qui en était à sa première participation. Cette soirée aura été aussi l’occasion de lancer un cri d’alarme à propos du sida. Un appel que devait reprendre le président américain Bill Clinton dans ses adieux au continent. Il y invitait les Africains à se mobiliser contre ce mal qui compromet le devenir de l’Afrique.
Mohamed Berkani Afrik.com
Une centenaire fière de voter
Thaddée HYAWE-HINYI InterCongo media/Syfia
Les faits se passent à Kahemba, dans la province de Bandundu. Laolinda, une jeune fille de 16 ans, est au centre d’un conflit entre deux prétendants pères. L’affaire est devant la justice de ce territoire, rapporte radiookapi.net. Les deux protagonistes sont, l’un congolais, l’autre, de nationalité angolaise. L’affaire remonte à 2002 avec l’arrivée à Kahemba, dans le Bandundu, d’un groupe de réfugiés angolais. Parmi eux, un certain Fontsheka, bigame et père de famille dont la petite Laolinda. Plus tard, à Nampasa, localité située à une trentaine de kilomètres de Kahemba, la jeune fille reconnaît ce qu’elle dit être les membres (des Congolais) de sa vraie famille. D’après elle, Fontsheka n’est pas son père. Ancien militaire de l’Unita, celui-ci aurait tué sa mère et l’aurait prise elle-même en otage, avant de la faire passer pour sa fille. Le dossier a ainsi été porté à la justice, devant le tribunal de paix de Kahemba et oppose le réfugié angolais (le plaignant) au Congolais Paulin Kabileke, l’accusé. La troisième audience de l’affaire a eu lieu vendredi passé. La prochaine a été renvoyée au 18 août2006.
Selon Mr Noel Kifwa, secrétaire permanent a.i de la commission nationale des réfugiés, une structure du ministère des affaires intérieures qui travaille avec le HCR, les deux parties en cause ( le plaignant, la fille et un membre de la famille de l’accusé) ainsi que le président du tribunal de paix de Kahemba seront bientot acheminés hors du pays pour des test d’ADN afin de déterminer la paternité de Laolinda.
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| Le Congolais a arrêté le chrono à 45.03 faisant fi du vent défavorable. |
Lexpress Claude JULIE
