Dans les MALEWA
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Joseph Kabila 2006
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présidentielle RDC
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Lubumbashi : la présence des chefs coutumiers dans les centres-villes critiquées
M. Vano Kiboko, président de l’association socioculturelle, Lwanzo lwa Mikuba, a déploré, lors d’un entretien avec Urbain Kisula Ngoy, gouverneur du Katanga, la présence de plusieurs chefs coutumiers dans les centres-villes où ils traînent actuellement au lieu de regagner leurs fiefs pour encadrer la population pendant cette période électorale. M. Vano Kiboko est à la recherche des voies et moyens pour faciliter le retour de trois chefs coutumiers d’origine ethnique Sanga et victimes de la guerre d’agression. Il s’agissait de trouver une solution pour faciliter leur retour et leur installation dans leur milieu d’origine dans le territoire de Mitwaba. L’autorité provinciale a promis son soutien pour que les chefs coutumiers regagnent leurs villages afin d’encadrer la population.
Par Le Potentiel
Le bourgmestre de la commune de Kananga, Paul Bernard Kand Kasonga , vient de mettre en garde tous les inciviques déboulonnant les rails de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) qui traversent certaines localitrés de sa municipalités. Dans un communiqué, le bourgmestre Kand Kasonga invite les chefs des quartiers et localités concernés notamment Kabanza, Kamupongo, 20 mai, Tshiamba Diba et Sep à redoubler de vigilance pour dénoncer et mettre hors d’état de nuire tous ces malfaiteurs. L’autorité communale de Kananga qui a relevé les répercussions néfaste de cette pratique sur la vie socio-économique de la population, a attiré l’attention de ces administrés sur la rigueur de la loi envisagée contre les auteurs de sabotage perpétré à l’endroit de la SNCC.
Par Le Potentiel Tshiala David
Par Le Potentiel Tshiala David
Un Belge âgé de 43 ans, Benoît Chatel, ancien consul de la République démocratique du Congo à Nice et à Monaco, a été condamné pour abus de confiance et pour escroquerie, à deux ans de prison, dont un avec sursis, à une mise à l'épreuve et à 45.000 euros d'amende, mercredi à Nice. Le tribunal correctionnel de Nice l'a aussi condamné à verser quelque 480.000 euros à deux amis victimes, présents à l'audience, à qui il avait extorqué 458.000 euros et 19.000 euros, grâce à une succession de plans visant à acheter des voitures de luxe puis des diamants pour les revendre, via notamment une société appelée "6NERGIE". Arrêté le 11 mai 2006 au Liban sur mandat d'arrêt international, Benoît Chatel se trouve en outre sous le coup de plusieurs autres mandats d'arrêt lancés par des juges d'instruction de Brest, de Lyon, et d'Aix-en-Provence également pour des affaires d'escroquerie et d'abus de confiance. Benoît Chatel, qui reconnaît être bien introduit dans les cercles dirigeants africains, est soupçonné d'être impliqué dans un affaire de complicité d'assassinat de deux opposants au régime Kabila commis à Vienne (Isère) en 2000. Dans cette dernière affaire, il a fait plusieurs mois de détention fin 2001 début 2002 avant d'être remis en liberté faute d'éléments à charge. A la barre, il a affirmé avoir travaillé pour les services secrets français et notamment la DGSE (Direction générale de la Sécurité Extérieure) avec laquelle il aurait passé des "contrats favorisés" pour des missions au Vénézuela, au Liban et au Ghana. Reconnaissant être un ami de la famille Kabila, Benoît Chatel a également indiqué être conseiller du président ivoirien Laurent Gbagbo, des relations qui lui ont permis, a-t-il expliqué, de créer une compagnie aérienne appellée City Link a Abidjan, société possédant 4 avions et faisant travailler 120 salariés. Le tribunal a prononcé ce jugement à la suite d'une opposition faite par le prévenu, déjà condamné par défaut en décembre 2004.
NICE (AFP)
L’Africain en général et le Kinois en particulier, n’ont la culture de prendre leurs repas en dehors du toit familial. Pourtant, l’ambiance qui prévaut en ce moment à en matière de la gastronomie est vraiment curieuse. Les " malewa ", ces fameux restaurants de rue ne cesse de prendre de l’ampleur dans la capitale de la République démocratique du Congo. La ville de Kinshasa est pratiquement envahi par ces installations à l’hygiène douteuse. A l’origine, ces endroits étaient localisés dans des marchés, aux alentours de ceux-ci et à côté de certaines entreprises et des chantiers. Ils étaient là pour dépanner les vendeurs dans des marchés ou des ouvriers qui ne pouvaient pas rentrer à la maison pour prendre le repas de midi avant de reprendre ensuite le chemin du boulot. Aujourd’hui, il n’en est plus le cas. A part ces endroits de prédilection, les " malewa " ont conquis les parcelles, les salons de coiffure, les bureaux... Et sa clientèle n’est plus saisissable. Elle échappe pratiquement à toute étiquette socio-professionnelle pour fondre dans la masse. Des ouvriers sur des chantiers aux ménages en passant par des bureaucrates, les kinois fréquentent indistinctement les " malewa ". Certain pour des raisons pratiques consécutives à l’éloignement de la table familiale mais la grande majorité pour des raisons économiques. A l’heure qu’il est de nombreux foyers à Kinshasa sont incapables d’assurer un repas quotidien à la maisonnée, faute d’argent. Le " délestage gastronomique ", cette pratique unique au monde qui veut que quelques membres d’une famille aient un jour droit au repas pendant que les autres en sont privés, est assez répandue dans des foyers. Les plus heureux, ceux qui parviennent à assurer l’unique repas par jour aux leurs, ne sont pas en mesure d’en produire trois de manière réglementaire. Les deux autres repas sont régulièrement sautés. Dans cette ambiance, le chemin vers le " malewa " est ouvert au plus grand nombre. Tôt le matin, en mi-journée ou tard dans la soirée, les kinois affluent dans ces lieux pour se restaurer. Et les prix y pratiqués sont si attrayants que de nombreuses cuisines ont cessé de fonctionner. Parents, enfants et les autres personnes fréquentent ces malewa où l’on peut se procurer un repas consistant moyennant 200 Fc. Un montant de loin inférieur à celui réclamé par la confection d’un repas simple, s’il ne suffirait pas à l’acquisition de quelques ingrédients juste pour l’assaisonnement d’aliment. A ce rythme, c’est toute la culture nous léguée par nos qui vole en éclats.
L' Avenir P.M
A midi après mon rendez-vous, je devais manger quelque chose mais je me suis rendu compte que je n’avais pas grand-chose dans la poche. Il y a un restaurant juste devant la porte d’entrée de la radio mais c’est un resto mundele où le plat coûte entre 10 et 20 dollars américains.
Un collègue m’a soufflé qu’il y avait un Malewa (Petit restaurant généralement en plein air) à proximité de la MONUC. Je n’avais pas trop le choix. Je m’y suis rendu et j’ai mangé du Nzombo (Poisson fumé) avec du foufou et ça ne m’a coûté que 600 Francs congolais [1$ US = 450 Francs congolais].
J’ai donc pu bien manger pour moins de deux dollars. C’est une bonne découverte pour moi parce qu’elle me permettra d’économiser de l’argent.
Congo Forum Posted by Cédric Kalonji
Kasaï-Occidental : plus de 345 500 bulletins de vote détruits à Kamonia
Cette destruction concerne les bulletins de vote pour les législatives imprimés avec des erreurs, selon le rapporteur général de la Commission électorale indépendante. Dieudonné Mirimo rassure à radiookapi.net que des bulletins de rechange sont déjà dans les entrepôts de la CEI à Kamonia.
Dieudonné Mirimo confirme cette destruction. Selon lui, ces bulletins ont été imprimés avec erreurs. Pour ce qui est spécifiquement de Kamonia, le rapporteur général de la CEI évoque l’erreur due à la transcription des listes des candidats de certains partis politiques. Cette erreur a été constatée après la livraison des bulletins de vote à Kamonia. Il n’était plus possible de les faire rentrer en Afrique du Sud, a-t-il expliqué.
M. Mirimo a précisé aussi que les erreurs constatées n’avaient aucun rapport avec le surplus de bulletins imprimés. Il a même nié la présence d’un surplus de bulletins d’autant plus que la CEI a prévu 50 bulletins par bureau de vote afin de permettre le vote par dérogation et ce, conformément à la loi électorale.
Plusieurs cas de viols de femmes sont enregistrés dans les villages de Malemba Nkulu, territoire situé à 600 kilomètres de Lubumbashi, dans la province du Katanga. Des éléments de la 3e compagnie militaire FARDC et ceux de la police nationale congolaise déployés dans cette localité sont accusés d’être les auteurs de ces abus, signale radiookapi.net
Selon l’ONG locale Service chrétien d’animation rurale, Scarck, les militaires FARDC de la 3e compagnie de la 671e brigade ont saccagé des maisons et violé une dizaine de femmes dans le village de Moseka, à 50 kilomètres de Malemba Nkulu centre. Cette ONG soutient aussi que des militaires accompagnés par quelques policiers déployés dans ce village se sont livrés aux pillages et au viol de femmes.
Le médecin chef de zone de Mukanga affirme pour sa part avoir reçu trois cas de viol graves. Les victimes ont été transférées au centre de santé de Médecins sans frontières à Malemba Nkulu. Les autres femmes violées sont restées chez elles par pudeur, indique-t-il.
Contacté, l’administrateur du territoire de Malemba Nkulu confirme les pillages. Cependant, il affirme qu’un seul cas de viol lui a été rapporté. Le prêtre responsable de la paroisse de Malemba Nkulu signale des tracasseries militaires qui lui sont lui rapportées par les habitants de Moseka.
Radio Okapi
Plus de 200 m de câble électrique volés sur la ligne haute tension de la SNEL au Katanga
Plus de 200 mètres de câbles électriques de la ligne haute tension reliant la province du Katanga à l'Afrique australe ont été sectionnés et emportés en brousse à 30 Km au Sud de Lubumbashi vers Kasumbalesa.
Pour accomplir leur forfait, les voleurs ont scié et fait tomber trois pylônes de la ligne haute tension de transport de courant électrique. L'Ir Jean Claude Asungu-sa-Itela, directeur provincial de la SNEL/Katanga, qui s'est rendu sur le lieu pour le constat, a déploré cet acte qu'il a qualifié de sabotage du patrimoine.
Il a indiqué que cet acte ignoble cause à la SNEL un grand préjudice matériel estimé à plusieurs dizaines de milliers de dollars américains, rappelant que les pays de l'Afrique australe sont un grand client pour la société. La durée des travaux de réhabilitation de cette ligne haute tension est de deux semaines a-t-il précisé, avant de solliciter l'implication des autorités civiles et militaires et de toute la population dans la protection du patrimoine de la SNEL; de vol de câble électrique est devenu ces derniers temps, un fléau au Katanga, qui perturbe le fonctionnement normal des services de la SNEL. Les câbles électriques en cuivre font l'objet d'un trafic rémunérateur dans un pays voisin de la RDC. Ils sont fondus pour obtenir du cuivre commercial, rappelle-t-on.
Lubumbashi, (ACP/MCN, via mediacongo.net)
Elections et strip - tease !
Depuis lors cela a donné des idées au chauffeur que je suis du Ministre des Affaires Stratégiques (à prononcer tout bas, sur le ton de la confidence et du secret d’Etat...) et par ailleurs candidat aux présidentielles.
Devrais-je rappeler que je suis, moi, le chauffeur de confiance, son meilleur agent propagandiste et son gourou le plus inspiré.
J’ai donc pensé récupérer l’événement de cette marche singulière sur son côté non-violent et plus ou moins sympathique. J’ai décidé de lancer sur le boulevard une armée d’amazones de notre parti en tenue d’Ève, avec néanmoins un cache-sexe à l’effigie de mon Ministre - présidentiable. Hélas, ce dernier, effarouché par tant d’impertinence et de provocation s’est écrié, un tantinet hypocrite : « Imbécile, cousin de Satan, pas question de strip – tease ! La démocratie en bikini et en string, très peu pour moi! Et où mets - tu les t-shirts qui ont tant de succès auprès des militants ? ».
J’ai donc battu en retraite et la mort dans l’âme, j’ai habillé sans conviction mes soubrettes pudibondes en mini-jupes et en t-shirts assortis. J’ai juste eu le temps, sans l’avouer vraiment à mon Ministre, d’infiltrer dans les rangs des marcheuses soi-disant «pacifistes», quelques filles de joie de mon quartier, triées sur le volet parce que véritables «bombes anatomiques». Pour donner, n’est-ce pas, du piquant et du pittoresque à la propagande.
La marche soi-disant pacifique a donc démarré en tombe au rythme de la fanfare «ndombolo», et encadrée par une police ensorcelée par les majorettes-militantes ndomboleuses... Au point de transformer la marche en carnaval dansant pour tous, encadreurs et encadrées.
Mais voilà qu’en arrivant au rond-point de la Victoire, l’on voit surgir en face de nos colonnes des hordes d’Eve et autres marcheuses concurrentes appartenant au parti adverse, et intégralement nues. Ni cache-sexe, ni t-shirt assorti. Nues, vous dis-je, comme des vers de terre !
Seule touche de propagande pour leur parti et leur chef: des chansons populaires grivoises...
Bien évidemment, toute la foule des badauds (et de potentiels électeurs) nous a abandonnés pour se ruer sur le spectacle érotique gratuit, tout en reprenant à voix tonitruante les couplets et les refrains lubriques.
Hélas, tout ce cinéma finit dans un chari-vari indescriptible: sans doute à cause du succès de leurs concurrentes, nos propres animatrices-majorettes- ndomboleuses de notre cher parti et de notre cher ministre-candidat se sont elles aussi ruées vers le camp adverse et, miséricorde ! en se dénudant elles aussi complètement... C’est alors seulement que la police s’est avisée, après hésitation, de disperser les strip - teaseuses pornographes.
Je ne sais pourquoi, je me suis senti personnellement humilié, moi le chauffeur et le gourou de confiance du Ministre-candidat, par cette concurrence déloyale, agressive. Nous sommes ainsi retrouvés tout penauds, mon Ministre-candidat et moi-même, abandonnés à même le trottoir par celles que nous pensions être nos fidèles adeptes et électrices…
En définitive, ce qui me choquait, ce n’est pas tant le fait que la démocratie perdrait ainsi en pubis… pardon ! en public, poils, plumes et panache, mais que les partis en campagne électorale se chipaient les uns aux autres, sans vergogne, les mêmes slogans passablement idéologiques, les mêmes racolages passablement stratégiques, et les mêmes campagnes passablement pornographiques…
Par Le Potentiel YOKA Lye